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news des marins

Jean Charles Da Prato

20 Mars 2015 , Rédigé par Cormoran Publié dans #Histoire

Jean Charles Da Prato J'ai essayé de t'envoyer ceci: Rien ne me destinais à être marin, même si mon père l'était, jamais cela ne m'avais traversé l'esprit. Au contraire j'aimais l'école et je souhaitais être docteur ou avocat. L'envie de naviguer m'est venue pendant l'année scolaire 59/60. Suite à la maladie de ma mère nous sommes resté en Corse et je fais ma rentrée scolaire au lycée Marbeuf à Bastia. Etant interne, la fenêtre des dortoirs donne sur le port et je passe des heures à contempler les bateaux à quai et j'ai beaucoup rêvé. De retour sur le continent j'ai passé le concours d'entrée pour l'école d'apprentissage maritime de Sète. Je fais ce jour là la connaissance d'un garçon Christian Beaux avec qui je partagerais 42 ans de vie. Nous nous retrouvons à Sète sur un vieux bateau rebaptisé « Paul Bousquet**» qui fait office d'école maritime. Nous sommes 132 élèves venus de toute les régions et nous allons passer 9 mois ensemble en supportant une discipline de fer surtout pour des gamins que nous étions. Nous quittons l'école le lendemain de l'assassinat du président Kennedy. J'ai connu dans ma carrière une seule et unique entreprise, bien que par trois fois elle changea de nom. Au début de ma navigation à la Compagnie Générale Transatlantique appelé aussi Transat du Midi, tout n'était pas rose. Les bateaux étaient âgés, d'avant guerre ou juste après, le seul récent était le Napoleon sorti dans les années 60. Pas ou si peu de confort nous les novices étions 4 ou 6 par cabine les matelots et mécaniciens avaient eux des cabines de trois et le personnel adsg des postes de huit. Pour tout l'équipage douches et toilettes communes, et nourriture qui ne venait pas de chez Bocuse et surtout répétitive comme le jeudi et le dimanche ou nous avions systématiquement : Oeufs au choix, Pâtes et Daube. Pas de fromage pour le petit personnel, celui ci était réservé aux Maîtres. Les salaires étaient loin d'être mirobolant ( 250 Francs comme novices environ 500 ou 600 comme matelots ), par contre le travail ne manquait pas et tout ce qui était possible de faire on nous le faisait effectuer. Petit à petit tout a changé l'arrivé des Cars Ferries en 1966 puis Mai 68 ont contribué à améliorer notre situation, nous mangeons mieux les réfectoires sont plus agréables sur pratiquement toute la flotte nous avons un « postal » mais toujours séparés service par service. A mon retour de l'armée en Novembre 69, je découvre une nouvelle couleur pour nos cheminées en effet après fusion avec la Compagnie de Navigation Mixte nous nous appelons Compagnie Générale Transméditerranéenne. Un peu plus tard en 1973 changement dans la façon de vivre avec un nouveau car ferry « Ile de Beauté » on nous propose de supprimer les réfectoires et de manger tous ensemble selon la formule d'un « Self service ». La proposition fût acceptée beaucoup moins de gaspillage et un petit choix dans les entrées et le plat.Tout a bien marché pendant quelques années puis petit à petit cela c'est dégradé. Les salaires montent correctement et il y a de la souplesse dans le travail. Depuis 66 la formule des relèves en saison d'été marche bien donc pas de grand bouleversement. Le troisième changement de nom intervient en 1976 et nous devenons service public oblige la Société Nationale Corse Méditerranée, plus connu sous les initiales de la SNCM. Nous arrivons au sommet avec une direction faible et un syndicat super puissant. Nous connaissons tous nos droits mais nous oublions facilement nos
* Ex Gouverneur Général Lépine : Lancé en 1922, détruit en 1976 Longueur 110 mètres, largeur 17 mètres

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